Auto-édition : cap ou pas cap ?

Vaste question, n’est-ce pas ? Je vous raconte comment je me suis lancée, et par quelles étapes je suis passée.

Une jeune femme saute d'une falaise à une autre

Je suis quelqu’un qui met du temps à se décider. Un exemple ? Avec mon mari, on a joué à « Cap ou pas cap ? » pendant plus d’un an avant de sauter le pas. Mais quand je me lance, je me lance à fond. La preuve ? Notre histoire dure depuis près de vingt ans. OK, j’arrête ma métaphore, romantique, mais hors sujet. Quoi que.

Je mets du temps à me décider pour tout et n’importe quoi, la publication de mon premier roman n’a pas échappé à ce mode opératoire. Ça sonne un peu serial killer, non ? Pas d’inquiétude, je suis une personne équilibrée. Plus ou moins.

J’ai envisagé la possibilité de partager mes écrits après avoir terminé ma trilogie. Pour la première fois, des gens ont lu mes histoires. Ma fille aînée, d’abord, puisque c’est pour elle que je l’ai écrite. Wilson, mon frère, et Corinne, l’une de mes meilleures amies, ensuite. Puis une demi-douzaine de proches.

Tête baissée

Tous se sont montrés enthousiastes, et m’ont poussée à l’envoyer à un éditeur. Ce que j’ai fait, bille en tête, avec le premier tome de ma série. 
 
Évidemment, j’ai reçu des réponses négatives : mon texte n’était pas prêt, il ne l’est toujours pas, je m’en rends compte avec le recul. Mais certaines, accompagnées de mots encourageants, m’ont donné l’élan pour écrire encore.
 
Je me souviens de celle qui soulignait notamment « le rythme et l’aisance de la phrase ». Ces quelques mots ont fait la différence.

Et maintenant, quoi ?

Une foule fait la ola
Mes proches pour me pousser à me lancer. Je vous aime ! (coeur avec les mains)

 

J’écrivais depuis deux ans quand j’ai enfin pris mon courage à deux mains. Les manuscrits commençaient à s’empiler, mes proches, mes amis m’encourageaient vivement à les partager. Oui, j’ai une super famille et des amis formidables. Je vous aime, n’en doutez jamais. Mais, je vous dois cette confession, je me suis longtemps posé la question suivante : dans quelle mesure votre jugement est-il objectif ?

Et puis un jour, sur un coup de tête, j’ai cliqué sur ce fichu bouton. Oui, j’ai bien écrit « sur un coup de tête », je ne suis pas à une contradiction près. Ce bouton, c’est celui qui a lancé cette merveilleuse aventure qu’est la publication de mon premier roman.

Je me suis lancée seule, en autoédition. Mais pas toute seule. J’ai fait appel à Librinova, une plateforme qui accompagne les auteurs. J’ai abordé le sujet sur ma page auteure Facebook  Mais j’y reviendrai plus longuement dans un article dédié.

https://www.facebook.com/georgina.tuna.sorin/photos/a.788031328223554/794251070934913/?type=3&theater

Le plus dur est fait…

Que nenni ! Le plus dur commence une fois la décision prise. Les doutes ne me quittent plus. Ai-je bien fait de me lancer tête baissée ? La réponse est non.

Entre ce fameux clic intempestif et la publication début mars 2019, trois mois se sont écoulés. Trois mois consacrés à relire, corriger, relire encore et corriger à nouveau. Je n’avais anticipé ni la charge de travail, ni le temps nécessaire à ces étapes.

Heureusement, je n’avais pas annoncé la publication de mon premier roman, pas plus que sa date de sortie. Seuls mes proches étaient dans la confidence, ce qui m’a permis de prendre mon temps, sans aucune pression. Je pense que je procéderai ainsi à l’avenir, également.

Bien sûr, je vous informe, chers lecteurs, de mon actualité, des projets qui occupent mes journées, c’est ma façon de vous indiquer que je ne vous oublie pas : vous êtes désormais mon moteur. Mais je ne me fixe pas de deadline. Avancer à son rythme est l’un des nombreux avantages de l’autoédition.

Et si… Et si ?

Pour mon premier roman, j’ai annoncé la date un mois avant le grand jour. Je procéderai ainsi pour les suivants (stay tuned !).

Lorsque j’ai annoncé la date de sortie, la boule au ventre a grossi, les doutes sont revenus par vagues. Et si je me plantais… Et si mon livre ne plaisait pas ? Alors j’ai relu, encore. Et encore. Et encore.

Forcément, je trouvais, à chaque fois, un semi-remorque de choses à modifier dans mon texte, il en reste toujours. Pour mettre un terme à ce cycle sans fin, j’ai décidé un matin que ma relecture en cours serait la dernière, charge à moi de la rendre efficace.

Puis j’ai cliqué à nouveau sur ce fichu bouton. Ce bouton merveilleux. Envolés les doutes ? Absolument pas, ils m’habitent aujourd’hui encore. Mais je les accepte désormais, comme un rappel de ne jamais baisser mon niveau d’exigence. De m’améliorer, encore. Pour vous embarquer dans mon univers livresque, toujours.

Et vous, l’auto-édition : cap ou pas cap ?

N’oubliez pas de boire un peu, et de lire beaucoup !

 

J’espère que ce premier article vous a plu. Mes billets n’ont aucune valeur d’exemple, je me contente d’y raconter une expérience : la mienne. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire juste en dessous, et à me dire quels thèmes vous souhaiteriez que j’aborde sur mon blog ! À très vite pour un nouvel article !

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