Pas de nouvelles, bonnes nouvelles

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Trahison. Disgrâce ! Je vous ai laissés sans nouvelles des semaines durant. Il est temps de réparer cette erreur, non ? 

nouvelles, une famille en plein repas de Noel

Reprenons là où on s’était arrêtés la dernière fois, juste avant Thanksgiving. Outre-Atlantique, cette fête est un big deal ; les Américains — et Canadiens — y accordent presque autant d’importance que Noël. Et comme toujours souvent, ils font les choses en grand.

Vous avez certainement eu un aperçu de cette célébration dans les films, ou les séries américaines : grandes retrouvailles familiales, week-end de quatre jours, Black Friday et son orgie consumériste qui se prolonge jusque dans l’assiette… Ça va ? On est bien niveau clichés ? Allez, admettons que dans chaque cliché se niche un fond de vérité… Mais savez-vous vraiment ce que représente Thanksgiving et quelles sont les origines de cette fête ? 

Vous prendrez bien une louche d’Histoire…

nouvelles, Les Pilgrims et les indiens

Célébrée chaque quatrième jeudi de novembre aux USA, et le deuxième lundi d’octobre au Canada, elle tiendrait ses origines de l’arrivée des Pères Pèlerins dans la baie de Plymouth (Massachusetts) en 1620. Entre famine et scorbut, la première année n’est pas jojo pour les colons. Les Wampanoags et la tribu des Patuxet, bons princes, leur apprennent à chasser, pêcher et cultiver du maïs.

À l’automne 1621, pour célébrer la première récolte et remercier les autochtones de leur aide, le gouverneur William Bradford convie les Indiens à un repas festif, lors duquel sont notamment servies en abondance les fameuses… dindes (sauvages). Thanksgiving est né. Je vous épargne la version longue de l’histoire, que vous trouverez ici ou en vidéo ici. La légende (et internet) prétend que 46 millions de dindes sont mangées tous les ans à Thanksgiving, et la tradition veut que le président des États-Unis en gracie une chaque année.

On passe à table ? 

nouvelles, Nina passe à table

Malheureusement pour Babsie (oui oui, j’ai baptisé feu la dinde), elle n’a pas eu cette chance. Ce joli spécimen de plus de huit kilos nécessite plusieurs heures de cuisson, la belle se doit donc de squatter le four, pleine de sa farce traditionnelle (le fameux stuffing).

nouvelles de Babsie, la dinde

Je ne vous raconte pas le casse-tête pour préparer tous les autres plats prévus au menu ! Purée de patates douces, tarte à la citrouille et à la noix de pécan et puisqu’ils avaient une petite frenchie à table, Nina a proposé d’apporter sa touche : du pain. Vous voyez le problème de timing ? Pour le contourner, la famille a mis en place un rétroplanning, orchestré à l’heure près. Les préparatifs ont donc démarré la veille, et Babsie a pu se dorer la pilule le temps imparti. Ouf !

Ce fut une très belle expérience pour Nina, qui a vécu cette grande première chez la meilleure amie de sa maman d’accueil, entourée de toute sa famille de cœur. Elle s’est régalée de tous ces mets, et a retrouvé les ambiances de Noël avec toute la tribu portugaise de maman. Et de Noël, il en sera justement question les semaines suivantes. Entre féérie et incertitudes. 

Et la lumière fut

Vous vous souvenez en début d’article quand je vous disais que les Américains faisaient tout en grand ? Alors, essayez de transposer ça en décorations de Noël, lumineuses et extravagantes : vous serez certainement encore bien loin du compte. Des rues entières, de maisons parées de leurs plus belles guirlandes et autres décorations toutes options… Sur la pelouse, dans les arbres, en façade et sur le toit… Nina me disait qu’il faisait jour en pleine nuit à certains endroits. J’ai mal à mon écologie et à leurs factures d’électricité, mais il parait que le spectacle vaut le détour.

Il règne une effervescence particulière à cette période, bien que la pandémie le truc dont on ne doit pas prononcer le nom s’amuse un peu à tout gâcher ces temps-ci. Nina profite malgré tout des dernières semaines avant les vacances pour s’en imprégner : patinoire, neige… Neige ! J’avoue, je suis terriblement jalouse de toutes les photos et vidéos qu’elle m’envoie, il y a trop longtemps que je n’en ai pas vu, touché… Et à Rochester, elle est plutôt bien servie, la poudreuse ne manque pas. L’ambiance de Noël est tellement plus magique saupoudrée d’or blanc !

Rentrera, rentrera pas ?

Noël… On espère tous très fort (Nina y compris) qu’elle puisse revenir à la maison pour les quinze jours de vacances, et l’incertitude planera jusqu’à deux jours du décollage. Finalement, et à notre grand soulagement, elle a pu prendre l’avion, et moi dans mes bras. Juste après sa sœur. 

Vous pensez peut-être que les départs ne sont plus qu’une simple formalité. Détrompez-vous ! Chaque fois que je la dépose à l’aéroport me coûte plus que la précédente. Peut-être parce que, désormais, j’ai conscience du manque, de la distance. Peut-être aussi que cette fois-ci a été plus difficile que toutes les autres parce qu’elle entame sa période la plus longue loin de nous : six mois. Une fois partie, la vie reprend pourtant son cours, et WhatsApp sa place dans notre quotidien ; bénis soient Jan Koum et Brian Acton (oui oui, j’ai cherché le nom de ses fondateurs). 

Après la désormais traditionnelle quarantaine et un nouveau test PCR négatif, Nina a retrouvé les bancs du lycée. Fin janvier, après des semaines de révisions intenses, elle a vécu sa première grosse période d’examens : les mid-term, les fameux partiels de fin de premier semestre, gros coefficient et donc gros stress. Comment s’en est-elle sortie ? Suspens… Promis, je vous donne des nouvelles très vite. Surtout que, d’ici quelques jours, Nina fête ses 16 ans. Et ça aussi, c’est un big deal aux États-Unis !

Stay tuned : la suite au prochain épisode

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