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Après un début d’année éprouvant, le moteur est désormais bien huilé. National Honor Society, St. Thomas Club, sectionals… Autant de belles choses qui viennent récompenser le travail et l’investissement de Nina. Je vous raconte ? Let’s go !

well done pumpkin

Je vous avais promis, dans l’article précédent, que j’aurai de jolies nouvelles à vous annoncer. Depuis quelques semaines, elles s’enchaînent pour Nina, et je m’en réjouis : elle les a bien méritées !

Au mois d’octobre, Nina m’appelle après sa journée de cours pour m’annoncer que l’un de ses professeurs a soumis sa candidature à la National Honor Society. National what ? Autant le dire franchement, ma première pensée a été :

Illuminati

La voix enjouée de Nina m’indique que c’est important pour elle. Et important tout court. Je ravale donc mon fou rire pour la féliciter et surtout, lui demander de plus amples informations. Je n’obtiens pas grand-chose de plus qu’un « j’en sais rien, mais apparemment, c’est une bonne chose d’y être ». Une bonne chose pour qui, et pour quoi ?

Évidemment, ni une ni deux, je dégaine mon meilleur ami, le bien nommé Google, et je me mets en quête d’informations. J’en ai trouvé ici et ici. Mais je trouve que cet article résume plutôt bien ma pensée (bonus, il est en français).

Allez, je suis sympa, je vous résume en quelques mots : il s’agit d’une organisation nationale qui fêtera ses cent ans l’an prochain. Son but ? Mettre à l’honneur les meilleurs élèves des High School (lycées). Pour intégrer la NHS, il faut non seulement des résultats académiques irréprochables, mais également démontrer des qualités dans les domaines suivants : comportement, leadership, implication dans la vie de la communauté.

Congratulations !

Début novembre, Nina reçoit la bonne nouvelle : elle est admise à la NHS. Habituellement, l’entrée dans le programme est officialisée lors d’une cérémonie d’intronisation. Une investiture très formelle, lors de laquelle chaque élève admis reçoit un certificat, un Pin’s… Mais puisque la normalité n’est plus de ce monde depuis quelques mois, nous ignorons si, et sous quelle forme, cette cérémonie se tiendra.

Au placard champagne et cotillons, certes, mais Nina est fière d’avoir été admise et, selon ses camarades, être membre de la NHS est un plus dans les dossiers de candidature pour les universités. On revient toujours à ces fameux dossiers pour la fac : je me rends compte qu’en Junior year, absolument tout tourne autour de ça. La compétition est rude (notamment pour les universités les plus prestigieuses) et tout est bon pour se démarquer des autres candidats. Mais je m’égare : promis, je vous en parle dans un article dédié très vite.

Je pense surtout que Nina est fière de voir son travail reconnu et valorisé. Et aux États-Unis, ils sont plutôt forts, pour ça. Chaque réussite est soulignée, chaque accomplissement récompensé. Et l’excellence mise en avant par tous les moyens. Là-bas, elle ne craint ni la stigmatisation, ni les quolibets : ses camarades la félicitent, au contraire, et sollicitent son aide pour progresser. Quant à savoir ce que je pense de la NHS ? Honnêtement ? Aucune idée. Je vous en reparle dans un an ?

Awards & Cie

Quand je vous dis qu’ils sont très forts, je pèse mes mots. Au niveau de l’établissement, il existe un club un peu particulier : le St. Thomas Club. Un club difficile d’accès, puisqu’il faut atteindre une moyenne générale comprise entre 95 % et 100 % pour y entrer. L’appartenance au club est mentionnée sur chaque bulletin trimestriel, et formalisée par l’attribution de fanions. Elle en a reçu deux l’an dernier, et elle obtient également son fanion Gryffondor pour ce premier trimestre.

St Thomas Club Well done pumkin

Vu de France, vous vous dites peut-être : c’est bien joli tout ça, mais à quoi ça sert ? Faut-il vraiment que cela « serve » à quelque chose ? Les lycéens américains sont fiers d’appartenir à ce club, et se donnent les moyens d’y accéder. Ce St. Thomas Club, c’est un peu feu nos bons points, souvent décriés, finalement supprimés.

Personnellement, j’y ai rarement eu droit, enfant. Frustrée ? Certainement. Mais j’ai souvenir que, loin de me décourager, cela me motivait à travailler plus et mieux. Et quelle fierté lorsque, parfois, j’en recevais ! Je m’égare (encore). Quoi que…

Bravo, Nina : sois fière de toi, de ton travail et de tes résultats. Ils ne tombent pas tout cuits dans le bec, et je suis heureuse que ton lycée, ta communauté, partage la fierté de tes réussites.

ASICS

Elle dit quoi, la dame ? Anima Sana In Coropore Sano – un esprit saint dans un corps sain. À la rentrée, Nina a intégré l’équipe de Tennis du lycée. Un sport qu’elle pratique depuis son plus jeune âge, et qu’elle affectionne particulièrement. Au-delà du sport en lui-même, elle est ravie d’intégrer un groupe de copines. Être sérieux sans se prendre au sérieux : je crois que cela résume bien l’état d’esprit de son club de sport.

On ne va pas se mentir, le niveau de jeu est inférieur à celui qu’elle connaissait en France. Son équipe évolue (si j’ai bien tout compris, ce qui est loin d’être évident LOL) en troisième division. Peu importe, Nina est ravie d’avoir pu reprendre la raquette après plusieurs mois d’interruption forcée. Et la compétition

Go for it, Nina !

Après un championnat par équipe duquel elle ressort invaincue, Nina est sélectionnée pour représenter son lycée au championnat individuel : les Sectionals. Si je devais trouver un équivalent avec la France, je dirais qu’il s’agit de la phase départementale de la compétition.

Tout au long de la semaine précédant l’événement, chacun dans son lycée l’encourageait. Par un mot, par une tape dans le dos. Et le fameux : « Go for it, Nina ! », lorsqu’elle a quitté la classe prématurément ce lundi-là, pour se rendre sur le lieu de la compétition, à une heure de route. Nina a ressenti une forme de pression, qui m’a semblé positive vu d’ici.

fanion mur
Trucage : la descendance

Elle s’y rend aussi excitée que stressée, en compagnie de ses coéquipières de double. Là encore, tout se joue dans une ambiance feutrée, Covid oblige.

Aucun spectateur n’est autorisé, pas d’ambiance, mais un enjeu de taille : représenter au mieux son lycée, ses camarades, ses professeurs…

La veille, elle m’expliquait qu’elle voulait les rendre fiers. Et qu’elle voulait voir son nom accroché sur le mur du gymnase, cette enfant ne perd pas le nord ! A-t-elle remporté la compétition ?

Yes she did !
Fanion manquant Well done pumkin

Sur cette photo, on voit que le fanion du Tennis a été décroché, Nina attend son retour avec impatience ! Elle a donc remporté les Sectionals. Et ensuite, quoi ? Aucune idée. Je dis souvent ça, ces temps-ci, mais tout est incertain. J’ai cru comprendre que l’étape suivante serait le championnat d’État. Mais aura-t-il lieu ? Rien n’est moins sûr. Et c’est un crève-cœur pour elle, comme pour ses camarades.

Le sport tient une place importante dans les lycées américains. Mais avec cette fichue pandémie, tout est en suspens, dans l’État de New York. La saison de football, le sport phare, est reportée au printemps ; Nina devra donc attendre encore un peu pour vivre le fameux Homecoming et tout le folklore qui l’entoure. Elle devra patienter pour vivre les ambiances un peu dingues des matches, dont certains enregistrent des affluences (et des ambiances) supérieures à certains matches de L2, en France. J’ai hâte qu’elle me raconte tout ça, autant qu’il lui tarde de vivre cette expérience !

Vous l’aurez compris, les sports sont saisonniers, dans les lycées américains. Celle du tennis touche à sa fin, Nina envisage donc de rejoindre un autre club pour les prochains mois. La boxe lui fait de l’œil, le club de Lacrosse les yeux doux. Avec une peu de chance, elle aura l’occasion de s’essayer aux deux !

Mais chaque chose en son temps : après l’effort, le réconfort. Dans le prochain épisode, mon petit doigt me dit qu’il sera question de dinde, de tarte à la citrouille, de gratitude et d’instants partagés en famille. Vous avez le thème ?

Stay tuned : la suite au prochain épisode

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