Youpi youpi, mon livre est sorti !

Oh joie, mon bébé a vu le jour ! Tel Rafiki qui présente Simba au peuple de la savane, je brandis fièrement mon premier né. Oh, bonheur ? Que nenni.

Je saute avec mon livre entre les mains : youpi youpi, mon livre est sorti !

Publier son livre est une aventure merveilleuse. Le jour de sortie est synonyme de joie, d’excitation, d’impatience. J’aimerais vous dire que c’est le cas : ça doit être chouette de profiter de cette journée avec insouciance. Peut-être ai-je vécu la sortie de mon premier roman avec la peur des premières fois ? Certainement, du moins, je l’espère !

Parce que je dois bien vous avouer que ce 4 mars 2019 a plutôt été synonyme de stress et de boule au ventre. Le coupable ? Le fameux « syndrome de l’imposteur ». Si vous le trouvez, attrapez-le et pendez-le par les pieds, c’est tout ce qu’il mérite ! Mais je reviendrai sur cette mystérieuse maladie, qui frappe nombre d’auteurs. Une épidémie 

Le stress du débutant

Je me suis donc présentée à vous, toute tremblante, mon livre à la main. Ce roman n’avait été lu que par mes proches, je n’avais donc pas de retour « objectif ». En autopubliant ce roman, j’ai fait de vous ses juges. Et vous l’avez accueilli avec un enthousiasme qui me donne des ailes. Mais ça, je l’ignorais ce 4 mars 2019.

Parce que cette journée était importante pour moi, j’ai vidé l’agenda, repoussé tout ce que j’avais à faire pour être entièrement disponible. Je crois que j’aurais été incapable de faire quoi que ce soit d’autre ce jour-là. Ma famille et mes amis sont loin, géographiquement, mais ils ont joué le jeu : ils m’ont accompagnée, encouragée, partagé massivement sur les réseaux sociaux et ont parlé de mon livre autour d’eux. Un grand merci, votre soutien m’est précieux !

Circulez, y’a rien à voir !

Mais moi, toute seule chez moi, qu’ai-je fait de spécial, ce fameux jour ? Rien de si spécial, finalement. J’ai attendu, scruté les réseaux sociaux, attendu encore. Mais attendu, quoi, au juste ? Avec le recul, c’était complètement ridicule de passer la journée devant l’ordi, à attendre que rien ne se passe. Parce que, soyons honnêtes, si cette journée était importante pour moi, ce n’était rien d’autre que le lendemain de la veille pour le reste du monde.

Alors, passé midi, j’ai ouvert mon fichier, et repris l’écriture de mon roman en cours. Vous dire que j’ai été productive ce jour-là serait un mensonge, mais taper sur le clavier a eu le mérite de m’occuper l’esprit, et de remettre l’église au centre du village : oui, je venais de publier officiellement mon premier roman, mais ce n’était pas une fin en soi. Back to work.

Et puis soudain…

En fin d’après-midi, la boule au ventre et le stress ont laissé place à une forme de fierté. Je l’ai fait ! Après des mois d’hésitation, de travail et de doutes, j’ai sauté le pas. J’ai osé !

J’ai pris le temps de regarder en arrière, et pris conscience que si, finalement, cette journée était spéciale. Qu’il s’était passé quelque chose d’important. Et que, d’une certaine manière, publier mon premier livre était une fin en soi : ce 4 mars 2019, une nouvelle version de moi a émergé. Celle qui ose malgré les doutes. Qui se lance, malgré les risques.

Découvrez « Demain le jour se lèvera » ici.

N’oubliez pas de boire un peu, et de lire beaucoup !

J’espère que cet article vous a plu. Mes billets n’ont aucune valeur d’exemple, je me contente d’y raconter une expérience : la mienne. N’hésitez pas à me laisser un petit commentaire juste en dessous, et à me dire quels thèmes vous souhaiteriez que j’aborde sur mon blog ! À très vite pour un nouvel article !

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